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 Les indiens en guadeloupe

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MessageSujet: Les indiens en guadeloupe   Sam 7 Fév - 19:38

Les indiens en Guadeloupe

auteur menousia


Les indiens en Guadeloupe

A l'origine il y avait ....

Les Ciboneys :
Quelques 3500 ans avant JC : des hommes pénètrent dans l'arc caraïbéen, appelés Ciboneys (ou syboneys), ils étaient de l'ère précéramique.
Des vestiges archéologiques, en particulier des pierres, témoignent de leur présence.

Les Huécoïdes :
Vers 700 à 500 avant JC :
Les Huécoïdes viennent en provenance des Andes précolombiennes.
Ils apportent le manioc dans l'île puis partent vers Porto-Rico.

Les Arawaks :

Entre 300 et 700 ans après JC :
Une nouvelle migration, très importante en nombre, arrive en provenance du delta de l'Orénoque : les Arawaks ou Tainos, un peuple indien originaire de l’Amérique du sud.
La traduction littérale de Taïno signifiait : "bon", "noble".
Ces indigènes sont en fait de lointains descendants de la civilisation Saladoïde qui, suite à de nombreuses évolutions et de nombreux voyages arrivèrent dans les Grandes Antilles.
Leur territoire s'étendait des Bahamas jusqu'à Porto Rico en passant par Haïti / Saint Domingue, Cuba et la Jamaïque.
Dans un espace géographique aussi vaste, la culture Taïno présentait des différences locales et spécifiques sur un fond culturel commun.
Tous les experts s'accordent sur le fait que l'organisation sociale, politique et religieuse des Arawaks, l'expression de leur art, la structure de leur économie, faisaient d'eux sans aucun doute le groupe d'indigènes le plus développé de la région antillaise.
Ils possédaient un répertoire varié d'expression d'art dans divers domaines: sculptures, céramiques, joaillerie, danses, musiques et poésies.
C'était un peuple paisible, sédentaire, très évolué, pacifiste et très hospitalier.
Les Arawaks étaient empreints d'une grande sagesse et vivaient en parfaite harmonie avec la nature.
Ils vivaient essentiellement de l’agriculture, de la chasse et de la pêche.
Bien que le manioc (Yuca) était leur nourriture principale, ils amélioraient leurs repas de nombreuses façons: haricots, fruits, produits de la chasse et de la pêche. Ils cultivaient le coton, qui leur permettait de confectionner les hamacs dans lesquels ils s'allongeaient, mais aussi des cordes de fibre.

Artistes consommés, ils pratiquaient la poterie, la sculpture et le tissage.
Quelques traces de leur existence demeurent encore visibles aujourd’hui, notamment en Guadeloupe à Trois Rivières, au site des Rochers Gravées.
La Basse-Terre présente la plus grande concentration d'art rupestre de toutes les Petite Antilles.
Ces pétroglyphes sont localisés pour l'essentiel à Trois-Rivières, plus quelques à Capesterre-Belle-Eau et à la limite de Baillif et vieux-Habitants.



Fin du VII ème siècle après JC :
Un autre peuple envahi la région : les Caraïbes.

Les Caraïbes :


Migrants de l'Orénoque, les indiens Caraïbes (Karibs) ou Kalinas (=guerriers) sont des peuples guerriers redoutables. Ils vont conquérir toutes les petites Antilles en exterminant sur leur passage les premiers habitants connus des îles.
Les caraïbes étaient de surcroît cannibales (le nom indien de Kalinas, hommes féroces, a donné par altération en espagnol “Canibal”).


Le tempérament guerrier des Caraïbes s'exprima de façon redoutable face aux Arawaks qu'il exterminèrent systématiquement et impitoyablement.
Au court de leurs raids sanglants contre les Arawaks, les indiens Caraïbes épargnèrent cependant les femmes - non pas par galanterie, mais pour uniquement les conserver intacts ... à des fins personnelles..
Les premiers colons eurent ainsi la surprise d'entendre parler deux langues distinctes chez les m^mes indiens : la langue Caraïbe pour les hommes et l'Arawak pour les femmes.



Ils donnèrent à l’île le nom de Caloucaera (Karukera) signifiant « l’île aux belles eaux ».
Ils vivaient dans des maisons appelées Carbet. Ils se nourrissaient de racines (ignames, patates douces,…), de Cassaves (sorte de manioc) et de pêche.
On a mis au jour leurs armes, leur vannerie et leur poterie de technique "colombin" (datées de 600 à 1500 environ) à Morel, à l'Anse à la Gourde et à Grande Anse.
Ce sont ces indiens Caraïbes, guerriers invincibles, et excellents navigateurs qui habitaient l’île lorsque Christophe Colomb débarqua pour la première fois en 1493, à Capesterre-Belles-Eaux.



Christophe Colomb découvre Karukera !


Navigateur né à Gennes en 1451, Christophe Colomb cherchait la porte orientale de l'Inde, Cypango, la ville mythique, charnière entre Occident et Orient.
C'est au cours de son 1er voyage qu'il effectuait au nom du roi d'Espagne, qu'il découvre les grandes Antilles, Cuba, Haïti qu'il baptisera Hispaniola.
Le 25 septembre 1493, Colomb et ses caravelles quittent le port de Cadix pour un second voyage aux Indes Occidentales.
Lors de ce 2e voyage au delà de l'Atlantique (1493-1496), Christophe Colomb, devenu amiral et vice-roi des Indes, atteint vingt-et-un jours après les Canaries, une terre qu'il baptise 'Désirade" ainsi nommée, tant la vue d'une terre fût désirée par l'équipage.
Les autres îles ne sont pas loin.
Le dimanche 3 novembre 1493, une autre île est en vue, que Colomb nomme Maria Galanda ("Marie-Galante", du nom du navire amiral.
Une troisième se présente à l'horizon, ce sera Dominica (la "Dominique" puisqu'elle apparaît un dimanche matin.

le 4 novembre 1493, les caravelles de Christophe Colomb abordent les côtes de Karukera.



Le lendemain matin, le lundi 4 novembre, ils reprirent la mer vers une île plus grande dont ils aperçurent au loin les montagnes.
Colomb décide alors de jeter l'ancre devant cette île afin d'accorder quelques jours de repos à ses hommes.
Ils débarquent dans une anse non loin de l'actuelle Ste-Marie à Capesterre Belle-Eau.
L'île de Caloucaera "Karukera" (nom donné par les Caraïbes) fut rebaptisée "Santa Maria de Guadalupe de Estremadura", pour honorer une promesse (donner le nom de leur monastère à une île) faite à des des religieux lors d'un pèlerinage qu'il avait accompli dans la région d’Estrémadure en Espagne au couvent de "Santa Maria de Guadalupe de Estremadura".

Christophe Colomb quitte l'île le 10 novembre.
Six jours plus tard, après avoir repris sa route vers le nord, Christophe Colomb débarque le 10 novembre au soir sur une nouvelle île qu'il nomme Saint-Martin parce que c'est le saint du jour et aperçoit à l'horizon une autre petite île qu'il baptise du nom de son frère, Barthélemy.
Ce n'est qu'en 1496 que Christophe Colomb revient en Guadeloupe..
Par le traité de Tordesillas en 1494, les espagnols et les portugais se partagent le monde.
La Guadeloupe est alors sous contrôle espagnole.

15 juin 1502 : lors d'un quatrième voyage aux Indes occidentales, Christophe Colomb découvre la Martinique.
Les Espagnols s'intéressèrent peu à cette île de la Guadelupe, inhospitalière.
Comme il n'y avait pas d'or, elle ne servait essentiellement que de point de ravitaillement, notamment en eau et en bois, pour les navires en route vers les Amériques.

Au début les Caraïbes tolérèrent ces "marins de passage" et parfois même fraternisèrent avec eux.
Mais en 1515 lorsque Ponce de Léon, glorieux conquérant de Porto Rico et Antonio Serrano décident d'installer définitivement des colons ibériques sur l'île, les rapports avec les Caraîbes vont rapidement se détériorer.
Les Caraïbes les chassent violemment.
Une mission de dominicains espagnols est ainsi complètement anéantie en 1603.
Lassés de se voir régulièrement mangés par les terribles guerriers caraïbes, les Espagnols abandonnent les Petites Antilles à leurs ennemis "les plus chers", les Anglais et les Français.
Les conquistadors préfèrent dès lors les terres plus riches du Mexique et du Pérou.



La colonisation française

1626 : Fondation, avec l'appui de Richelieu, de "la Compagnie de Saint-Christophe", pour "exploiter et mettre en valeur" les Antilles.

C'est au flibustier normand Pierre Belain d'Esnambuc que l'on doit le début de la colonisation des Petites Antilles. Grâce à son insistance auprès de Richelieu, l'ambitieux ministre du roi Louis XIII, il réussit à le convaincre que des îles pleines de richesses, sont encore à prendre aux indes occidentales.
Sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, nommé à la tête du gouvernement royal en 1623, la France cherche alors à se doter d'une politique coloniale.
D' Estambuc obtient la création de l'Association des Seigneurs de la compagnie des Isles de l'Amérique.
Il établit une première colonie à Saint-Christophe (Saint-Kitts).
Le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc (1585-1636)
Pendant quelques années il va partager l'île avec les anglais de Thomas Warner arrivés deux ans plus tôt.
Ils fondent la première colonie antillaise des deux puissances pourtant rivales, ce qui vaudra à cette île d'être considérée comme la "colonie mère des Indes occidentales".
Unis dans l'extermination des indiens caraïbes, la France et l'Angleterre se partagent l'île : Nord et Sud aux Français, centre aux Anglais.
Les plus puissants colons de la partie française de Saint-Kitts, des corsaires normands devenus planteurs de tabac, fondèrent en 1626 la "Compagnie de Saint-Christophe", dont le principal actionnaire n'est autre ... que le cardinal de Richelieu.

1635 : début de la colonisation de la Guadeloupe

Charles Liénard de l’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville, gentilshommes normands et fidèles lieutenants de d'Esnambuc, s'étaient brillamment illustrés pendant la conquête de Saint Christophe (l'actuelle Saint-Kitts) alors capitale des toutes nouvelles Antilles françaises.
L'Olive s'y était établi mais souhaitait maintenant posséder une île bien à lui, à ne pas partager avec les anglais.
ll alla lever des fonds à Dieppe et s'associa avec du Plessis pour la réalisation de cet ambitieux projet.

12 février 1635 : la Compagnie de Saint-Christophe devient "la Compagnie des Isles d'Amérique"

Le 12 Février 1635 est fondée la Compagnie des Isles d'Amérique qui succède à la Compagnie de Saint-Christophe (créée en 1626).
Elle regroupe marchands normands et corsaires.
En échange du monopole du commerce entre la seule métropole et les Antilles, elle est chargée par Louis XIII de coloniser et de valoriser toute la région.
Ses directeurs, sous la présidence de Nicolas Fouquet, accordent aux sieurs Liénard de L'Olive et Duplessis d'Ossonville le privilège de coloniser la Guadeloupe, la Dominique ou la Martinique.
25 Mai 1635 : Charles Liénard de l’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville quittent Dieppe, sur deux navires, pour les Antilles, emmenant avec eux les dominicains Pierre Pélican, Raymond Breton, Nicolas Bréchet et Pierre Gryphon chargés d'évangéliser les Caraïbes.
Par quelle île commencer et laquelle choisir ?
La première qu'ils rencontrèrent le 24 juin, trop montagneuse, ne leur plut pas. Il fallut que M. D'Esnambuc, directeur de la Compagnie des Isles, se déplaçât en personne pour que l'île méprisée fût reconnue le 15 septembre 1635 au nom du Roi de France : c'était la Martinique.
M. d'Esnambuc quitte la Martinique en novembre 1635 après y avoir construit un fort et placé Jean du Pont comme gouverneur.
En retournant à Saint-Christophe, d'Esnambuc s'arrête à Dominique où il laisse comme gouverneur Philippe Levayer de La Vallée. Les Français se retireront bientôt de l'île et seul le clergé y aura une mission. Entre-temps, les Caraïbes de la Martinique, alliés à ceux de la Guadeloupe, de la Dominique et de Saint-Vincent, soit 1500 guerriers, attaqueront Du Pont à la Martinique. Mais, après avoir été victimes d'une slave mortelle des Français, les Caraïbes concluront avec eux un traité. Du Pont ira ensuite à Saint-Christophe pour rendre compte de son gouvernement à d'Esnambuc, mais il sera pris en route par les Espagnols qui le garderont prisonnier pendant trois ans à Santo Domingo.
Pendant ce temps les deux normands Duplessis d'Ossonville et L'Olive, déçus par la Martinique ont abordés la Guadeloupe par le Nord-Ouest.

Le 28 juin 1635, Duplessis et l'Olive accostent du côté de Pointe-Allègre (Sainte-Rose).

Mandatés par la Compagnie des Ïles d'Amérique, les Français débarquèrent à la Pointe Allègre le 28 juin 1635 sous la conduite de Duplessis et de Liénal de l'Olive avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique choisis par les soins de Richelieu et quatre cents colons engagés par contrat pour trois ans.
Belain d'Esnambuc était réputé pour son sens des relations qu'il souhaitait amicale avec les indiens caraïbes, qu'i considérait comme des alliés potentiels contre les anglais.
En dépit des bons rapports qu'ils entretinrent au début avec les Caraïbes une guerre acharnée contre les indiens Caraïbes va très vite être déclarée.

L'extermination systématique de la population autochtone fut entreprise sans doute du fait de Lienard de l'Olive, particulièrement brutal, autoritaire et sans scrupule alors que Duplessis était plutôt présenté comme un homme loyal.
Malheureusement Duplessis ne vécut que quelques mois sur l'île "aux belles eaux°, la mort le prit le 4 décembre de la même année.

L'extermination du peuple Caraïbe :

De l’Olive, devenu seul gouverneur de l’île, commence alors une guerre d'extermination acharnée contre les indiens Caraïbes.
Le 26 janvier 1636 L'Olive déclare la guerre aux indiens, guerre qui durera jusqu’en 1639.
Elle se soldera par l'éradication presque complète des indigènes, exterminés par les guerres, les épidémies, l'alcool.
De l'Olive s’installe à la place d’un village Caraïbe où il fait construire le Fort Royal (actuel Vieux Fort) pouvant ainsi surveiller une grande partie de la côte.
12 décembre 1637 : L'Olive est de nouveau confirmé comme gouverneur de la Guadeloupe par Richelieu .
En 1641, après plusieurs années de guerres et massacres perpétrés par les colons, grâce à l'action d'Aubert, gouverneur de la Guadeloupe, un traité de paix fut conclut entre les derniers indiens caraïbes survivants de la Guadeloupe et les Français.
Par ce traité, les indiens acceptent de quitter définitivement l'île afin de rejoindre la Dominique.




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